Aujourd’hui, j’ai dĂ©cidĂ© de faire un petit tuto sur l’installation du CMS le plus utilisĂ© au monde : WordPress

Son installation, son paramĂ©trage et surtout son utilisation au quotidien sont simplissimes et c’est un systĂšme de gestion de contenu que je trouve trĂšs agrĂ©able !

C’est parti ! boast


Installer le CMS WordPress sous Linux

Pour gĂ©rer efficacement son site web, c’est Ă  dire l’alimenter, le faire vivre, il est aujourd’hui plus simple d’utiliser un logiciel de type CMS.

Un CMS, “Content Management Systems” (SystĂšme de Gestion de Contenu), est un logiciel utilisĂ© pour la conception et la mise Ă  jour de sites web dits “dynamiques, c’est Ă  dire qui vont Ă©voluer au fil du temps grĂące Ă  l’intervention d’un ou de plusieurs utilisateurs. Parmi les concurrents de WordPress, on retrouvera par exemples, Joomla, Drupal, ou encore TYPO3.

On ne va pas faire un speech sur le dĂ©veloppement etc car ce n’est absolument pas mon mĂ©tier ni le sujet de ce post mais juste pour votre connaissance personnelle, il faut savoir qu’un site “dynamique” est pilotĂ© par des scripts qui sont chargĂ©s d’afficher les diffĂ©rents contenus. Ces scripts peuvent ĂȘtre issus de plusieurs langages de programmation tels que Python, JavaScript, Perl, ou encore, le plus courant, PHP. WordPress d’ailleurs utilise PHP.

A contrario, un site “statique”, dont le contenu ne change pas donc, sera plutĂŽt un assemblage de pages HTML que le serveur web se contente de rendre accessibles.

J’aime particuliĂšrement ce CMS (gratuit) plus sa simplicitĂ© d’utilisation. Il est en effet trĂšs intuitif et sera la solution clĂ© en main pour un utilisateur qui ne possĂšde pas de connaissances particuliĂšres en programmation ou dĂ©veloppement.

Il dispose d’une grande communautĂ© et propose un trĂšs grand nombres d’extensions (environ 55000 addons existants Ă  ce jour) offrants Ă©normĂ©ment de fonctionnalitĂ©s diverses et variĂ©es (configuration, backup, social, design, securitĂ©, funny, stats…) pour personnaliser son site comme on le souhaite.

Alors lançons nous dans l’installation de WordPress pour que vous puissiez apprĂ©cier tout ceci et vous faire un avis !

Info + : Ce tuto est destinĂ© Ă  une installation interne de WordPress, c’est Ă  dire dans un rĂ©seau local, non accessible depuis l’extĂ©rieur. Pour crĂ©er un site web disponible sur le net, tournez vous plutĂŽt vers un hĂ©bergeur professionnel tels que OVH ou 1&1 qui vous fournira tout ce dont vous avez besoin (domaine, serveurs, services, mises Ă  jour, sauvegardes, CMS prĂ©configurĂ©…)

Pour rĂ©aliser ce tuto, vous avez seulement besoin d’une machine Linux (j’utiliserai ici Debian comme d’habitude) ayant accĂšs Ă  internet pour tĂ©lĂ©charger les paquets nĂ©cessaires et d’un client disposant d’un navigateur internet.

Pour dĂ©marrer, WordPress a besoin Ă  minima d’un serveur web, du langage de programmation PHP et d’une base de donnĂ©es MySQL (ou MariaDB).
Certains modules de PHP seront également nécessaires pour assurer le bon fonctionnement.
Nous allons donc commencer par installer l’ensemble des paquets dont nous allons avoir besoin.

J’ai choisi pour ce tuto d’utiliser la derniĂšre version de PHP , la version 7.3, qui n’est pas implĂ©mentĂ© par dĂ©faut dans Debian 9 (mais dans Debian 10). Si vous ĂȘtes dans le mĂȘme cas que moi, il faudra commencer par ajouter les dĂ©pĂŽts qui vont nous permettre de nous procurer la derniĂšre version de PHP. Dans le cas contraire, passez directement Ă  l’Ă©tape de l’installation de la pile LAMP.

Voici les 3 commandes nécessaires pour récupérer les derniers paquets :

# apt install ca-certificates apt-transport-https
# wget -q https://packages.sury.org/php/apt.gpg -O- | apt-key add –
# echo "deb https://packages.sury.org/php/ stretch main" | tee /etc/apt/sources.list.d/php.list

On fait une petite recherche de mises à jour des dépÎts et on applique les mises à jour.

apt-get update && apt-get upgrade -y

Voilà qui est fait. On peut installer la pile LAMP et toutes les extensions de PHP nécessaires.

Pour rappel, LAMP est l’acronyme de Linux, Apache, MySQL et PHP. C’est la “pile” logicielle nĂ©cessaire pour faire fonctionner un service web dynamique.

apt install php7.3 php7.3-mysql php7.3-gd php7.3-curl apache2 libapache2-mod-php7.3 mariadb-server -y

SĂ©curisez l’installation de mariadb (ou mysql) en dĂ©finissant au compte root un mot de passe. Ce n’est ici pas une Ă©tape obligatoire ou mĂȘme utile mais c’est une bonne pratique en matiĂšre de sĂ©curitĂ© Ă  adopter !

mysql_secure_installation

Une sĂ©rie de question vous sera alors posĂ©e. La 1Ăšre vous demandera de saisir le mot de passe actuel pour root. Nous n’en avons pas, appuyez juste sur la touche EntrĂ©e.

Ensuite on vous demande « Set root password ? [Y/n] ». Appuyez de nouveau sur la touche EntrĂ©e pour rĂ©pondre « Oui » (Y = Yes) et dĂ©finir un mot de passe pour l’utilisateur root (2 fois).

Pour toutes les questions qui suivront, appuyez sur Entrée pour valider.

Connectez vous au service de bases de données avec le compte root et le mot de passe créé précédemment :

mysql -h localhost -u root -p

CrĂ©ez la base de donnĂ©es de WordPress (ici nommĂ©e “db_wp”) :

CREATE DATABASE db_wp;

CrĂ©ez un utilisateur (ici appelĂ© “dbadminwp”) pour cette base et attribuez lui les droits complets dessus :

CREATE USER 'dbadminwp'@'localhost' IDENTIFIED BY 'votre-mot-de-passe';
GRANT ALL PRIVILEGES ON db_wp.* TO dbadminwp@localhost;

Activez les nouveaux privilÚges et quittez le service de base de données.

FLUSH PRIVILEGES;
QUIT;

Placez-vous dans le répertoire /tmp et téléchargez la derniÚre version disponible de WordPress :

cd /tmp
wget https://fr.wordpress.org/latest-fr_FR.zip

DĂ©zippez l’archive tĂ©lĂ©chargĂ©e :

unzip latest-fr_FR.zip

Si l’application unzip n’est pas dĂ©jĂ  installĂ©e sur votre machine, saisissez la commande suivante et recommencez l’opĂ©ration prĂ©cĂ©dente :

apt-get install unzip -y

Supprimez le fichier index.html présent dans le répertoire créé automatiquement par le service web :

rm /var/www/html/index.html

Déplacez le contenu du dossier wordpress que vous avez dézippé, dans le répertoire contenant les sites web par défaut :

mv wordpress/* /var/www/html/

Rendez l’utilisateur et le groupewww-data” propriĂ©taire de tous les fichiers/dossiers contenus dans /var/www/html/ :

chown -R www-data:www-data /var/www/html/

Pour fonctionner correctement et de façon sĂ©curisĂ©e, WordPress prĂ©conise que les autorisations sur les rĂ©pertoires et leur contenus doivent ĂȘtre les suivantes :

    • 755 pour les dossiers
    • 644 pour les fichiers

Ces droits doivent dĂ©jĂ  ĂȘtre appliquĂ©s si vous n’avez pas fait de changement. Si vous avez un doute, utilisez les 2 commandes suivantes :

find /var/www/html/ -type f -exec chmod 644 {} \;
find /var/www/html/ -type d -exec chmod 755 {} \;

Depuis un navigateur, rendez-vous sur :

http://ip-de-votre-serveur

Si vous utilisez un service DNS dans votre rĂ©seau local, utilisez le nom du serveur. Vous pouvez Ă©galement simuler le nom d’un site web dans votre infrastructure sans utiliser le service DNS mais simplement en modifiant le fichier “hosts” de votre machine cliente. Evidemment, ne mettez pas l’adresse d’un site web existant rĂ©ellement du genre Google, Facebook ou autres… (sauf si vous voulez faire une bonne blague Ă  un collĂšgue qui passe trop de temps sur les rĂ©seaux sociaux en le redirigeant constamment sur un autre site blum )

–> Modifier le fichier hosts sur Debian :

nano /etc/hosts

Ajoutez au dĂ©but une ligne ressemblant Ă  celle de l’exemple qui suit avec vos propres infos :

192.168.10.80 adressedemonsupersite.loc

Votre site sera accessible depuis votre navigateur Ă  l’adresse que vous avez indiquez (par exemple http://adressedemonsupersite.loc).

–> Modifier le fichiers hosts sous Windows :

Depuis le menu dĂ©marrer, recherchez “Notepad“.
Effectuez un clic droit sur Bloc-Notes et exĂ©cutez le en tant qu’Administrateur.
Cliquez en haut à gauche sur Fichier puis Ouvrir et allez chercher le fichier hosts de la machine situé dans C:\windows\system32\drivers\etc\.
Ajoutez Ă  la fin une ligne ressemblant Ă  celle de l’exemple qui suit avec vos propres infos :

192.168.10.80 adressedemonsupersite.loc

Votre site sera accessible depuis votre navigateur Ă  l’adresse que vous avez indiquez (par exemple http://adressedemonsupersite.loc).

Une fois sur votre (futur) site, la page de WordPress doit se lancer. Cliquez sur “C’est parti” pour dĂ©marrer la configuration.

Vous aurez ici besoin de renseigner tous les informations concernant la base de donnĂ©es crĂ©Ă©e plus tĂŽt. La base de donnĂ©e est hĂ©bergĂ©e sur le mĂȘme serveur que WordPress, il faudra donc laisser “localhost” comme adresse. Si votre database est sur une autre machine, renseignez son adresse IP Ă  la place.
Pour des raisons de sĂ©curitĂ©, ne laissez pas le nom de la base de donnĂ©es ni des tables par dĂ©faut. Une fois terminĂ©, cliquez sur “Envoyer”.

Si tout est OK et que votre base de donnĂ©es est joignable, vous pouvez cliquer sur “Lancer l’installation”.

La page de bienvenue de WordPress s’affiche et vous demande de remplir quelques informations de base sur votre site web. Toutes ces informations pourront ĂȘtre modifiĂ©es par la suite si vous le souhaitez.

Commencez par donner un titre Ă  votre site. Ensuite, il faut crĂ©er un 1er utilisateur qui sera administrateur du back-office, c’est Ă  dire de la partie “arriĂšre”, de la partie administration de votre site. Renseignez une adresse mail pour cet utilisateur. Dans un soucis de sĂ©curitĂ© une fois encore, il est plus prudent d’utiliser le mot de passe fort gĂ©nĂ©rĂ© automatiquement. Cliquez sur “Installer WordPress”.

L’installation est terminĂ©e, votre site web est prĂȘt !

En voici un premier aperçu :

Pour accĂ©der au back-office, cliquez sur “Connexion” dans la partie “MĂ©ta” ou rendez vous Ă  l’adresse http://votre-site/wp-admin puis connectez vous avec le compte utilisateur crĂ©Ă© prĂ©cĂ©demment et son mot de passe.

Vous voici désormais sur le tableau de bord qui va vous servir à piloter et alimenter votre site web sous WordPress.

 

Les diffĂ©rents menus sont assez parlants, mais voici un rapide tableau rĂ©capitulatif de ce que vous pourrez y trouver avec quelques captures d’Ă©cran (cliquez sur les liens hypertexte pour visionner les screenshots) :

vue globale du site – accueil back-office – mises Ă  jour versions wordpress, langues, thĂšmes et extensions
articles publiĂ©s ou en cours de rĂ©daction (contenus dynamiques) – catĂ©gories des articles et tags (Ă©tiquettes)
bibliothĂšque de mĂ©dias du site (images, vidĂ©os, fichiers…)
pages du site non catĂ©gorisĂ©e (contenus plus statiques tels que pages d’accueil, contact, mentions lĂ©gales, CGV…)
commentaires émis par les internautes sur les différents posts
options de design du site : thĂšmes – Mode de personnalisation en aperçu directWidgets (outil interactif de contenu) – Menu (structure du site) – Editeurs de thĂšme (connaissances en langage de programmation nĂ©cessaires)
catalogue d’extensions disponibles et liste addons installĂ©s
menu de gestion des utilisateurs du back-office (ajout, suppression, modification, changement mdp…)
outil divers de gestion : surveillance de l’Ă©tat de santĂ© du site – versions des services – import/exports des donnĂ©es du site
rĂ©glages gĂ©nĂ©raux du site – format des liens –  langue – inscriptions – nombre d’articles par pageconfiguration des commentaires

 

Voilà pour ce 1er contact avec WordPress ! A vous de fouiner dans les différents menus, sites et forums pour découvrir le potentiel que cache le CMS le plus utilisé du monde !

Info ++ : ĂȘtre le logiciel le plus utilisĂ© du monde amĂšne forcĂ©ment un double effet kiss cool, Ă  savoir qu’il est Ă©galement le plus visĂ© par des actes malveillants. Ne nĂ©gligez pas la partie sĂ©curitĂ© dans votre exploration !

Good luck new webmaster ! bye

[Tuto] Installer WordPress sous Linux (LAMP)

Articles pouvant vous intéresser