Cet article n’était pas spĂ©cialement prĂ©vu car GLPI ne fait pas vraiment partie de ma panoplie de logiciels mais devant le nombre de questions reçues derniĂšrement sur le sujet, j’ai dĂ©cidĂ© que ça pouvait finalement ĂȘtre intĂ©ressant de me replonger dedans. pardon

Alors voici le nouvel article de la rubrique « DĂ©couvrir » qui concernera donc un logiciel de gestion de parc et de ticketing trĂšs connu, issu du monde du libre, j’ai nommĂ© GLPI !


Tour d’horizon de GLPI

⇒ AccĂšs rapide aux diffĂ©rentes parties de cet article : 

      1. Introduction
      2. Gérer son parc matériel et logiciel
      3. Assurer le support aux utilisateurs
      4. GĂ©rer son service informatique
      5. Gérer les projets du SI et offrir des services supplémentaires
      6. Administrer l’outil GLPI
      7. Configurer et personnaliser GLPI

 

1. Introduction

GLPI (Gestionnaire Libre de Parc Informatique) est une solution logicielle permettant d’assurer la gestion d’un systĂšme d’information (SI) et l’assistance aux utilisateurs de façon centralisĂ©e qui a vu le jour en 2003.

Info + : GLPI fait partie des logiciels ITSM (Information Technology Service Management). Cette notion est souvent associée à ITIL, le référentiel de bonnes pratiques en matiÚre de management des services informatiques.

Le GLPI-Project est aujourd’hui gĂ©rĂ© par TechLib mais reste sous licence GPL.

 C’est une application trĂšs pratique qui offre la possibilitĂ© aux Ă©quipes informatiques de :

  • GĂ©rer leur parc matĂ©riel et logiciel,
  • Effectuer la maintenance,
  • Avoir une vision globale des Ă©quipements en stocks,
  • Traiter les demandes et pannes des utilisateurs,
  • GĂ©rer et assurer le suivi des projets,
  • Centraliser les diffĂ©rents contrats, garanties, prestataires, fournisseurs…

Il existe de nombreux outils de gestion de parc informatique et/ou systĂšme de ticketing (Simple IT, SolarWinds Service Desk, Jira
) sur le marchĂ©, propriĂ©taires ou open sources.

GLPI tire son Ă©pingle du jeu car il est gratuit (version payante permettant une gestion complĂšte d’une DSI appelĂ©e GLPI Network), complet, simple Ă  installer et surtout utiliser, personnalisable et exploitable via une interface web, ce n’est donc pas un outil lourd nĂ©cessitant une installation sur chaque poste. Il est cross-platform (Linux, Mac OS et Windows) et, point non nĂ©gligeable, de par sa grande notoriĂ©tĂ©, il possĂšde une grosse communautĂ© pour en assurer le suivi, aider et corriger rapidement toutes anomalies.

Voici une vue du tableau de bord de GLPI (n’hĂ©sitez pas Ă  cliquer sur les diffĂ©rentes images de cet article pour un meilleur aperçu) :

Cette vue est celle de l’utilisateur par dĂ©faut ayant les pleins pouvoir, l’utilisateur « glpi ». Le design de l’interface web va dĂ©pendre des habilitations possĂ©dĂ©es par l’utilisateur mais Ă©galement de ses personnalisations.

GLPI se décompose en 6 menus assurant chacun une fonction particuliÚre.

Je vous propose dans cet article de faire un petit tour assez rapide de ces diffĂ©rents menus en mettant l’accent uniquement sur les rubriques les plus intĂ©ressantes (selon moi, c’est donc un choix totalement arbitraire blum ). Vous pourrez alors dĂ©couvrir l’étendue des possibilitĂ©s offertes par la solution GLPI.

 

2. Gérer son parc matériel et logiciel

Le menu « Parc » va concerner l’ensemble des Ă©lĂ©ments prĂ©sents dans votre infrastructure, des ordinateurs aux switch en passant par les baies serveurs, les logiciels, les tĂ©lĂ©phones, les onduleurs (PDU), les barrettes de RAM et mĂȘme les toners des imprimantes.

Si vous voulez par exemple, ajouter un ordinateur dans votre parc, allez dans le sous-menu Ordinateurs et cliquez sur le symbole + en haut.

Rentrez ensuite toutes les informations que vous estimez importantes et/ou utiles pour bien identifier cette machine dans le parc :

Pour ajouter un lieu, un statut (attribué, en production, en stock, à recycler
), un type (rack, fixe, all in one, tablette, portable
), un fabricant etc
 vous pouvez cliquer sur le petit + à droite du champ concerné et le créer dans la base de données de votre GLPI. Vous pourrez ensuite le choisir dans la liste.

AprĂšs l’avoir ajoutĂ©, retournez dans Ordinateurs. Vous aurez une vue qui ressemble quelque peu Ă  celle-ci-dessous. Pour modifier les informations Ă  afficher dans cette catĂ©gorie de matĂ©riel, cliquez sur la petite clĂ© Ă  molette et choisissez les champs qui vous intĂ©ressent.

Si vous cliquez sur l’un des Ă©quipements, vous aurez accĂšs Ă  de nombreuses autres infos via les menus sur la gauche qu’il vous appartiendra de remplir ou pas, telles que la version du systĂšme d’exploitation, les composants, les logiciels installĂ©s, les contrats liĂ©s pour les garanties etc


Pour ajouter des consommables à GLPI, ce qui vous permettra de surveiller vos stocks par exemples de toner ou de disques de stockage, les manipulations sont quasi similaires. Allez dans la partie Consommables et cliquez sur le symbole + situé en haut.

Une fois encore, rentrez les informations qui vous semblent nĂ©cessaires. Ce qui est intĂ©ressant ici est le champ « Seuil d’alerte ». Il vous permet de dĂ©finir une limite de matĂ©riel Ă  ne pas dĂ©passer avant d’ĂȘtre alertĂ©. Dans la capture suivante, j’ai dĂ©fini une alerte Ă  5 Ă©quipements restants en stock.

AprĂšs avoir ajoutĂ© l’équipement, il faudra Ă©galement dĂ©finir dans GLPI combien d’élĂ©ments de ce type sont actuellement en stock dans l’entreprise. Pour cela, allez dans Consommables et cliquez sur l’équipement en question dans la liste pour avoir accĂšs Ă  plus d’options.

Dans le menu de gauche, cliquez sur Consommables. Cette page va vous permettre de déclarer le nombre de disques de stockage de ce modÚle précis qui sont actuellement en stock. Dans la liste située à gauche du bouton Ajouter des consommables, définissez le nombre que vous avez puis ajoutez les simplement.

Si vous retournez dans la liste de tous les consommables, vous verrez d’un coup d’Ɠil les consommables dont le seuil d’alerte est dĂ©passĂ© car ils apparaitront en rouge comme dans la capture suivante.

 

3. Assurer le support aux utilisateurs

Voyons maintenant comment gĂ©rer des tickets d’interventions dans la partie « Assistance ».

Commençons par crĂ©er un nouveau ticket (je ne dis pas oĂč cliquer pour cela, c’est plutĂŽt clair ^^).

Info + : Dans GLPI, les utilisateurs pourront crĂ©er eux-mĂȘmes leurs tickets pour demander une intervention du service support. Dans certaines entreprises, ce sont les techniciens qui saisissent directement les tickets. Nous allons dire ici que c’est le cas.

Voici un exemple de création de ticket :

Comme vous pouvez le voir, lors de la crĂ©ation d’un ticket, vous allez pouvoir saisir toutes sortes d’informations une fois encore : la date et l’heure Ă  laquelle l’incident s’est dĂ©clarĂ©, dans quelle catĂ©gorie est classĂ© ce ticket (les catĂ©gories sont Ă  dĂ©finir vous-mĂȘme en cliquant sur le petit + Ă  cĂŽtĂ© du champ en question), le degrĂ© d’urgence de l’incident ainsi que son impact pour l’entreprise, la source de la demande (physique, tĂ©lĂ©phone, mail…). Il est Ă©galement possible d’associer un Ă©lĂ©ment dĂ©clarĂ© dans le parc comme un PC ou une application.

Lier un Ă©lĂ©ment matĂ©riel ou logiciel Ă  un ticket est trĂšs utile pour gĂ©nĂ©rer des statistiques. Si de nombreux tickets sont liĂ©s Ă  la mĂȘme imprimante par exemple, cela signifie qu’il peut y avoir un problĂšme plus grave qui nĂ©cessite donc des investigations approfondies.

Il faudra Ă©galement faire une description la plus prĂ©cise possible de l’incident ou de la demande. Quand votre ticket est prĂȘt Ă  ĂȘtre crĂ©Ă©, cliquez sur le bouton Ajouter en bas de page. Vous le retrouverez ensuite dans la liste des tickets :

Info + : Afin de dĂ©finir un demandeur, il est nĂ©cessaire que celui-ci soit crĂ©Ă© en tant qu’utilisateur sur GLPI. Vous pouvez laisser l’utilisateur « tech » ou « glpi » en tant que demandeur sans problĂšme mais je vous conseille dans ce cas d’ajouter le nom de l’utilisateur concernĂ© par l’incident ou la demande dans la partie « Titre » du ticket (au-dessus de la description) pour un meilleur suivi.

Pour agir ensuite sur le ticket, cliquez simplement dessus. Rendez-vous dans le menu de gauche « Traitement du ticket ».

Vous pouvez Ă  partir de ce point traiter le ticket : faire un suivi, ajouter des tĂąches, des documents, valider que l’incident est bien terminĂ© (plutĂŽt Ă  l’utilisateur lui-mĂȘme de faire cette action)
 Nous allons rester simple, cliquez sur le bouton Suivi.

Ajoutez les actions que vous avez faites pour rĂ©soudre l’incident ou rĂ©pondre Ă  la demande de l’utilisateur. Lorsque vous avez terminĂ©, cliquez sur le petit rond Ă  droite du bouton Ajouter pour modifier le statut du ticket selon l’état.

Info + : La diffĂ©rence entre « En cours » et « En attente » rĂ©side dans la façon dont le ticket est traitĂ©. J’aurai tendance Ă  passer un ticket « En attente » lorsqu’il nĂ©cessite l’intervention d’un prestataire externe Ă  l’entreprise ou l’avis d’un supĂ©rieur hiĂ©rarchique. De la mĂȘme façon, la diffĂ©rence entre « RĂ©solu » et « Clos » dĂ©pend si le ticket nĂ©cessite la validation d’un utilisateur ou d’un supĂ©rieur. Dans mon cas, je n’ai pas dĂ©fini de validation, le ticket sera donc « Clos ».

Pour retrouver un ticket clos dans la liste (ou pour faire une recherche par catégorie ou tout autre classement) vous pouvez utiliser la recherche en définissant précisément vos critÚres.

 

4. GĂ©rer son service informatique

Le menu Gestion va permettre de centraliser les contrats, les licences, les fournisseurs, les budgets etc. On est plutĂŽt dans la partie administrative du SI.

L’ajout d’item est ici assez similaire Ă  l’ajout de matĂ©riel/logiciel dans le parc. Voici un exemple d’ajout d’un fournisseur :

Info + : Un « Type de tiers » correspond au statut du collaborateur pour l’entreprise : consultant, fournisseur, revendeur, constructeur, intĂ©grateur ou encore sous-traitant sont des exemples de type de tiers.

Autre exemple pour l’ajout d’un contrat :

Le fonctionnement reste simple, il suffit finalement de saisir toutes les informations en votre possession.

Je considĂšre nĂ©anmoins, et ce n’est qu’un avis personnel, que ce menu « Gestion » doit ĂȘtre alimentĂ© plutĂŽt par un supĂ©rieur hiĂ©rarchique (superviseur, RSI, DSI ou Ă©quivalent) que par un technicien ou un administrateur qui sont plutĂŽt lĂ  pour traiter la partie fonctionnelle que la partie budgĂ©taire and co, aussi je n’irai pas plus loin dans sa description.

 

5. Gérer les projets du SI et offrir des services supplémentaires

Voyons maintenant le menu « Outils »..

Dans ce menu on va pouvoir alimenter la partie gestion des projets du SI. Le dĂ©ploiement d’une nouvelle application mĂ©tier, l’installation de nouveaux Ă©quipements, la mise en place d’un tunnel VPN
 Voici un exemple de crĂ©ation d’un nouveau projet :

On le retrouvera ensuite dans la liste de tous les projets :

Nous pouvons ajouter diverses tĂąches en rentrant dans le projet lui-mĂȘme et en se rendant dans le menu de gauche « TĂąches de projet ».

Autre sous-menu intĂ©ressant dans la partie « Outils », c’est la possibilitĂ© de rĂ©server des Ă©quipements. Il n’est pas rare dans les entreprises que les utilisateurs aient besoin ponctuellement d’un laptop par exemple. Le service informatique peut donc avoir des machines prĂ©configurĂ©es qui seront prĂȘtĂ©es pour une durĂ©e dĂ©finie.

Pour autoriser un ordinateur Ă  ĂȘtre « louĂ© » par les utilisateurs, il faut rentrer dans ses configurations (menu Parc > Ordinateurs > cliquer sur le PC concernĂ©) et se rendre dans le menu en bas Ă  gauche « RĂ©servations ». Cliquez sur le bouton Autoriser les rĂ©servations.

L’équipement devient donc disponible. Retournons dans le menu Outils, partie RĂ©servations. L’ordinateur apparait bien dans la liste des Ă©lĂ©ments rĂ©servables qui se trouvent dans l’onglet RĂ©servation.

Pour rĂ©server l’équipement, cliquez sur son nom pour en afficher le calendrier des disponibilitĂ©s.

Sélectionnez une date en cliquant sur le petit symbole post-it et remplissez les informations demandées.

L’ordinateur nommĂ© LPT-002 a bien Ă©tĂ© rĂ©servĂ© Ă  la date choisie. Il n’est donc plus disponible de 12h Ă  16h.

Dernier Ă©lĂ©ment trĂšs intĂ©ressant selon moi dans cette partie Outils, c’est la base de connaissances (KB).

Il peut ĂȘtre intĂ©ressant ici d’ajouter toutes les procĂ©dures, tutoriels, documentations techniques, mĂ©thodologies de dĂ©pannage ou autres du service informatique. Cela va permettre Ă  l’ensemble des membres de l’équipe de faire une simple recherche pour rĂ©soudre un incident ou configurer un Ă©quipement.

Pour ajouter un fichier, cliquez sur le symbole + en haut Ă  gauche de la loupe.

La cible est importante pour alimenter la base de connaissances. Un Ă©lĂ©ment sans cible sera un Ă©lĂ©ment non publiĂ© et donc, non visible. Vous pouvez choisir de cibler un utilisateur, un groupe d’utilisateur, un profil spĂ©cifique, ou plus simplement une entitĂ© entiĂšre.

Le champ « Placer cet Ă©lĂ©ment dans la FAQ » peut ĂȘtre lui aussi trĂšs utile. En effet, la FAQ est une partie de GLPI Ă  laquelle les utilisateurs peuvent avoir accĂšs. Ça peut ĂȘtre trĂšs pratique de leur mettre Ă  disposition de la documentation technique pour utiliser les outils de bureautique, les logiciels mĂ©tiers, leurs Ă©quipements, etc
 ou plus simplement des documents Ă  fournir Ă  l’arrivĂ©e/au dĂ©part d’un nouveau collaborateur pour des demandes d’ouverture de comptes, de matĂ©riel ou autres.

Tous les Ă©lĂ©ments placĂ©s dans la KB seront disponibles dans l’arborescence de l’onglet Parcourir (pour s’y retrouver, il faut Ă©videmment bien catĂ©goriser ses fichiers).

L’Ɠil rouge barrĂ© Ă  cĂŽtĂ© du sujet indique que le document n’est pas publiĂ©, il n’est donc pas accessible. Si au contraire l’icĂŽne est un point d’interrogation, cela signifie qu’il est accessible (selon la cible dĂ©finie) dans la Foire Aux Questions. Si aucun icone n’est prĂ©sent, le fichier est bien publiĂ© mais non disponible dans la FAQ.

 

6. Administrer l’outil GLPI

Passons au menu suivant qui s’appelle « Administration ».

D’ici vous allez pouvoir gĂ©rer les entitĂ©s de GLPI (les diffĂ©rents sites gĂ©ographiques par exemple), les utilisateurs, les groupes ou encore les profils. C’est Ă©galement dans cette rubrique que se trouvent les journaux, les fameux « logs ».

Dans ces journaux, vous pourrez voir tout ce qu’il se passe sur l’interface web de GLPI (connexion, modification, crĂ©ation, ajout etc
).

Jetons un Ɠil Ă  la rubrique « Profils ».

Les profils sont des droits, des niveaux « d’accrĂ©ditations », donnĂ©s aux utilisateurs dans GLPI. Il est important qu’un utilisateur lambda ne puisse pas avoir la mĂȘme vue qu’un administrateur par exemple. De la mĂȘme façon, pour traiter des tickets ou mettre Ă  jour le parc, un technicien doit disposer de certains droits.

Par défaut, GLPI embarque 7 profils préconfigurés. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais je vais tenter de vous expliquer rapidement et simplement les nuances.

Commençons par le plus parlant, le super-admin. C’est donc le profil qui offre le plus haut niveau d’accĂšs Ă  GLPI, c’est-Ă -dire Ă  absolument tout. C’est un profil qui devrait plutĂŽt ĂȘtre utilisĂ© uniquement pour administrer GLPI lui-mĂȘme et non pas l’alimenter. C’est un peu l’équivalent du compte administrateur chez Windows ou du compte root chez Linux. Il peut tout faire. Un grand pouvoir implique de grande responsabilitĂ© 😉.

Le profil hotliner permet la saisie des tickets mais pas le traitement de ceux-ci. Il n’y a pas d’autres accùs comme la gestion du parc par exemple.

Le profil technicien en revanche permet de traiter les tickets mais Ă©galement de gĂ©rer le parc informatique et d’alimenter la base de connaissances. Il ne permet pas de gĂ©rer la partie organisationnelle du service informatique contrairement au profil superviseur qui a ce droit en plus.

L’observateur aura uniquement un accĂšs en lecture aux donnĂ©es de GLPI sans possibilitĂ© de gĂ©rer quoi que ce soit.

L’administrateur est le cran infĂ©rieur du super-admin. Il a accĂšs Ă  presque tout dans GLPI Ă  l’exception de quelques rubriques dites « sensibles » des menus Administration et Configuration.

Et enfin le profil Self-service, qui est le profil par dĂ©faut de GLPI pour tout nouvel utilisateur. C’est le profil que doit avoir un utilisateur lambda de l’entreprise qui va utiliser GLPI car il aura accĂšs seulement au strict minimum (ses demandes d’interventions, rĂ©servations, FAQ). Voici l’interface simplifiĂ©e qu’aura un simple utilisateur de GLPI :

Vous pouvez tout à fait créer vos propres profils si vous en avez le besoin. Vous pouvez également modifier/ajouter des autorisations en naviguant dans les menus de gauche aprÚs avoir cliqué sur un profil.

Et enfin, il faut savoir qu’un utilisateur peut avoir plusieurs profils en simultanĂ©. Il lui suffira de changer celui-ci en haut Ă  droite dans son interface selon ses besoins.

Le menu Administration permet Ă©galement la gestion des utilisateurs de GLPI et des groupes d’utilisateurs. Nous allons passer rapidement ce sujet, c’est relativement simple.

Pour ajouter un nouvel utilisateur, il suffit de cliquer sur le symbole + et de remplir ses informations. Il est ensuite possible de le modifier pour gĂ©rer ses habilitations (profil) ou encore ses prĂ©fĂ©rences (sa personnalisation de GLPI, c’est-Ă -dire la couleur de son interface par exemple, la langue, les formats de date, etc).

DerniÚre rubrique intéressante dans ce menu Administration, les entités.

Dans GLPI, une entitĂ© peut ĂȘtre vue comme un site gĂ©ographique ou un service. Par dĂ©faut il n’existe qu’une entitĂ© dite « racine » qui centralisera absolument tout.

Imaginons une grande firme nationale qui a des sites un peu partout en France. La gestion du parc, des stocks, des tickets et autres peut vite devenir assez compliquée si tout est mélangé.

L’intĂ©rĂȘt principal d’avoir des entitĂ©s est justement de pouvoir segmenter son GLPI. Ainsi, on pourra dire que le service informatique de Lyon, s’occupe de son parc, de ses tickets ou encore de sa gestion, que le service informatique de Bordeaux s’occupe uniquement de Bordeaux etc…

Chaque site isolera en quelques sortes son parc ce qui permettra un meilleur suivi. Seuls les éléments attachés à son entité seront accessibles.

Les utilisateurs de GLPI en revanche pourront avoir des autorisations sur plusieurs entités si nécessaire.

Info ++ : Le menu administration contenait dans le passĂ© (version 9.3 de GLPI) une rubrique supplĂ©mentaire appelĂ©e « Maintenance ». Cette rubrique maintenance offrait la possibilitĂ© de sauvegarder directement la base SQL de GLPI. Cette fonctionnalitĂ© n’existe plus dans les versions rĂ©centes. Pour sauvegarder la base de donnĂ©es, il faudra soit disposer d’une interface web comme phpmyadmin, soit lancer la commande suivante sur la machine qui hĂ©berge la base de donnĂ©es de GLPI (commande sans les crochets et Ă  adapter Ă  votre environnement) :

mysqldump -u root -p[mdp_de_root] [nom_de_la_base] > backup_db_glpi.sql

 

7. Configurer et personnaliser GLPI

Passons désormais au dernier menu de GLPI, le menu « Configuration ».

Dans ce menu, nous allons trouver la rubrique Plugins. Un plugin est une extension qui va venir ajouter des fonctionnalités supplémentaires à notre GLPI.

L’équipe de GLPI propose un catalogue officiel de plugins permettant par exemple d’injecter des donnĂ©es en masse, de rĂ©cupĂ©rer automatiquement des informations sur des machines, d’émettre des rapports plus travailler que ceux prĂ©sents par dĂ©faut, de crĂ©er des codes-barres ou encore de gĂ©nĂ©rer des reprĂ©sentations graphiques d’un rĂ©seau.

Pour installer un plugin, il faut le tĂ©lĂ©charger et le dĂ©compresser dans le dossier « plugins » sur la machine oĂč se trouvent les fichiers de GLPI (par exemple sous Linux dans /var/www/html/glpi/plugins). Le plugin va ensuite apparaĂźtre dans l’interface web de GLPI. Il ne restera qu’à l’activer pour l’utiliser en cliquant sur les icones de la colonne Actions.

Info ++ : Les plugins ne sont pas tous compatibles avec les derniĂšres versions de GLPI. VĂ©rifiez en amont la compatibilitĂ© d’une extension avec votre version de GLPI.

La rubrique Authentification va permettre de lier GLPI avec un annuaire Active Directory (LDAP).

Par dĂ©faut, les utilisateurs sont seulement locaux, c’est-Ă -dire stockĂ©s dans GLPI. Il est possible d’ajouter automatiquement des utilisateurs Ă  partir de sources externes telle qu’un contrĂŽleur de domaine ou depuis un serveur de messagerie. Cela Ă©vite de devoir crĂ©er manuellement les utilisateurs dans GLPI.

Info + : Pour mettre en place une authentification LDAP sur GLPI, voir le tuto suivant : Importer des utilisateurs d’Active Directory dans GLPI

On retrouve également dans ce menu une partie nommée Collecteurs.

Un collecteur est un systĂšme permettant d’importer des mails automatiquement depuis une ou plusieurs messagerie et de les transformer en tickets dans GLPI. C’est un moyen trĂšs pratique pour contrer les Ă©ternels utilisateurs rĂ©fractaires Ă  utiliser les outils de ticketing. Ils n’auront qu’Ă  envoyer un mail Ă  une adresse dĂ©diĂ©e (par exemple glpi@domaine.com) et ce mail deviendra un ticket Ă  traiter.

Le menu Configuration concentre Ă©galement l’ensemble des intitulĂ©s que l’on peut ajouter sur GLPI.

Un intitulĂ© peut ĂȘtre un modĂšle d’imprimante, un fabricant, une catĂ©gorie d’incident, l’extension d’un fichier Ă  ajouter Ă  la base de connaissance, les diffĂ©rents systĂšmes d’exploitation
 Ce sont en rĂ©sumĂ© tous les champs que nous pouvons personnaliser dans GLPI.

Par exemple au dĂ©but de cet article, j’ai Ă©voquĂ© la catĂ©gorie d’un ticket d’incident pour le classer selon ce qu’il concerne (Ă©quipement, logiciel, sĂ©curitĂ© etc
). J’ai expliquĂ© que pour ajouter des Ă©lĂ©ments Ă  cette catĂ©gorie il fallait appuyer sur le petit + situĂ© Ă  droite du champ. Il est Ă©galement possible de passer par le menu Configuration et IntitulĂ©s pour les gĂ©rer.

La partie Configuration va aussi permettre de gĂ©rer les composants des machines de l’entreprise.

Par exemple, ajoutons un modĂšle de disque de stockage utilisĂ© dans l’entreprise.

Nous allons ensuite pouvoir lier ce composant directement à un serveur ou un ordinateur recensé dans le parc.

Ensuite nous retrouvons la partie Notifications qui va permettre d’activer les alertes par mail en cas de crĂ©ation d’un ticket, suivi ou clĂŽture par exemples (un serveur de messagerie est obligatoire pour utiliser cette fonctionnalitĂ©).

Et enfin voyons la derniĂšre partie intĂ©ressante de ce menu Configuration : la rubrique « GĂ©nĂ©rale ». Le nom parle de lui-mĂȘme, nous trouverons ici tout ce qui permet de configurer et personnaliser l’interface web de GLPI.

Les diffĂ©rents menus sur la gauche vont permettre d’agir sur des parties bien prĂ©cises de GLPI comme l’apparence de l’interface de GLPI, les couleurs des seuils selon les stocks ou les couleurs selon les prioritĂ©s des tickets



l’assistance aux utilisateurs avec entres autres la matrice de prioritĂ© des tickets qui dĂ©finit automatiquement une prioritĂ© au ticket selon l’urgence et l’impact



ou encore la sécurité avec la politique des mots de passe



 en passant par l’activation du mode maintenance avant une mise à jour par exemple, le niveau de journalisation, le proxy, ou encore la gestion du parc.

 

Voilà pour cette petite découverte de la solution GLPI !

C’est un outil plutĂŽt complet, trĂšs trĂšs pratique pour gĂ©rer parfaitement son parc informatique et assurer un bon suivi de l’assistance aux utilisateurs, sans oublier qu’il a l’avantage d’ĂȘtre gratuit !

Que ce soit ce logiciel ou un autre, il est plus qu’impĂ©ratif pour un service informatique de possĂ©der un outil de ce genre.

Info + : Si vous ĂȘtes conquis et que vous souhaitez sauter le pas, un tutoriel sur l’installation de GLPI sous Debian 10 est disponible ICI.

A bientĂŽt avec peut-ĂȘtre d’autres articles sur GLPI pardon

Info ++ : Articles concernant GLPI demandés par les neptunautes et ajoutés à la (longue) to do list : Activation des notifications par mails, astuces pour régler divers problÚmes concernant la KB. Ces idées ont bien été prises en comptes.


Introduction au logiciel GLPI

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